Evenement

ÉVÉNEMENTS

Piqué·e·s d’Art – de la toile à la peau 2026

Convention de tatouage

L’art du tatouage et les arts naïfs et singuliers ont pour trait commun le cheminement autonome des créateurs. Autodidactes, ces artistes développent des expressions plastiques personnelles qui trouveront une résonnance particulière à l’occasion de cette journée inédite. Au rythme des aiguilles, vous encrerez votre peau de motifs librement inspirés des œuvres du MANAS. Sept artistes tatoueurs vous proposeront des flashs, dessins uniques, que vous pourrez conserver, à même le corps ! Tatouage pour la vie, tatouage pour la journée et conférence inédite composent le programme de ce rendez-vous annuel.

Tout public, Samedi 28 novembre 2025, 10h – 12h et 13h30 – 18h00

Gratuit | Flashs à réserver directement auprès des tatoueurs·euses

Welle Frangette (d’Angers, venue en 2024)

Iul 1 Minute – Julien (Nantes)

Full Flou – Manon (venue en 2025)

Ophays – Ophélie (originaire de Laval)

Étienne Dessin – Marie (Rennes)

Non mais rien – Elsa (Nantes)

Bolis (Paris, originaire de Grèce)


Tatouages éphémères

Avec la compagnie L’arbre à papier

10h – 12h et 13h30 – 18h00

Gratuit, sans réservation

Agathe et Charlotte se déplacent au musée transportant dans leurs boîtes des tampons inspirés des œuvres naïves et singulières. Dans leur atelier, elles vous proposent leur collection de formes et motifs pour encrer votre peau, le temps d’une journée !


Conférence

Autodidactes du tatouage, de l’ostracisation aux musées

De 15h30 à 17h, gratuit, sans réservation

À la fin du 19e siècle, le tatouage est encore en vogue mais les professionnels sont rares. Dans les classes populaires, où la pratique est particulièrement répandue, on se fait davantage tatouer par des autodidactes avec les moyens du bord. C’est précisément cette caractéristique qui va pousser Jean Dubuffet à acquérir des restes de peaux humaines tatouées dans le cadre de sa collecte d’œuvres pouvant relever de « l’art brut » dans les années 1940. Le tatouage n’a alors pas bonne presse et il faudra attendre les années 1980 pour qu’un mouvement de réhabilitation sociale de la pratique ne s’enclenche et suscite un essor inédit du tatouage dans les années 1990. Nombre d’amateurs vont dès lors se professionnaliser en se formant, comme par le passé, « sur le tas » à l’aide de pairs établis. Ce mode d’apprentissage autodidacte reste d’actualité pour le contingent grossissant, depuis une dizaine d’années, de tatoueur·euses issu·es d’écoles d’art. Leur propension à interroger et à renouveler les standards iconographiques du métier a toutefois favorisé des collaborations avec des musées comme le MANAS, où l’autodidaxie d’artistes dits « naïfs » ou « singuliers » est mise à l’honneur. C’est cette histoire que conteront les intervenant·es invité·es à une table ronde dans le cadre de l’événement Piquées d’art !

Intervenant·e·s :

Chiara Boutterin est artiste pluridisciplinaire, elle vit et travaille à Nantes. Son travail passe par le dessin, la peinture, le volume et le tatouage. Ses principaux sujets de travail sont le paysage, le monde rural et des Alpes de Haute-Provence, dont elle est originaire. Elle co-organise l’événement Piqué.es d’Art pour le MANAS et s’occupe de la curation et du lien entre les artistes et le Musée.

Marlou de Galles actuellement en diplôme de recherche à l’EHESS, tatoueur et artiste.

Spécialiste du tatouage populaire français du XIXe. Depuis quinze ans, il documente et tente de préserver les motifs d’une culture populaire longtemps marginalisée. Sa recherche actuelle porte sur la patrimonialisation des restes tatoués conservés dans les musées européens.

Valérie Rolle est sociologue de la culture et des arts à Nantes Université. Son travail de recherche porte sur les évolutions contemporaines de la pratique du tatouage (Le Tatouage, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2024) et, plus spécifiquement, sur l’exercice du métier de tatoueur·euse (L’art de tatouer, Maison des Sciences de l’Homme, 2013) ainsi que ses transformations récentes.