Du samedi 21 Septembre 2024 au dimanche 02 février 2025, les musées d’art de Laval dévoilent leurs collections encyclopédiques.
A travers plus de 140 œuvres, habituellement conservées en réserve, l’exposition convie le visiteur à découvrir comment les mélanges culturels s’incarnent à travers le syncrétisme religieux, les échanges commerciaux et le goût de l’exotisme. Le voyage, point de départ des échanges entre les peuples, permet de transcender les frontières et donne lieu à un riche et fructueux brassage.
L’exposition Riches de Cultures propose de valoriser une sélection de la collection encyclopédique des musées d’art de Laval. La thématique traitée souligne l’incroyable diversité de cette collection constituée à partir du milieu du 19e siècle au gré des achats et des dons. Le fonds comprend plus de 20 000 œuvres dont 400 peintures, 1600 dessins, 730 gravures, 600 armes, 750 céramiques et 200 objets d’ethnographie asiatique et africaine.
Les objets et œuvres présentés, aujourd’hui intégralement conservés en réserve, couvrent toutes les périodes de l’humanité de la Préhistoire au 20e siècle et proviennent du monde entier, à l’exception des Amériques et Afrique subsaharienne peu représentés dans la collection.
Les objets présentés, usuels ou décoratifs, sont le produit d’un mélange culturel qui, à l’heure actuelle, peut nous échapper complètement tant les phénomènes d’influences réciproques, d’acculturation, d’appropriation et de métissage sont anciens. Qu’ils soient précieux ou du quotidien, les objets relatent l’histoire chaotique des civilisations dont les collisions favorisent le développement de sociétés multiculturelles.
Une exposition temporaire est un long travail d’études, de sélections, de restaurations, de rédaction, de conception scénographique et de montages techniques. L’élaboration de ce projet a mobilisé l’ensemble de l’équipe des musées d’art pendant plus de 2 ans.
Totalement centrée sur les collections de la ville de Laval, l’exposition permet de faire le point sur les dernières recherches scientifiques, plus particulièrement dans le domaine des haches néolithiques et des céramiques asiatiques.
Syncrétisme




Lampe à l’effigie de Sérapis Terre cuite moulée Époque romaine (4e quart du 1er siècle avant J.-C.- 2e siècle après. J.-C.) Lieu de découverte : Égypte Mode d’acquisition inconnu[TM1] [TM1]Cartel 2 Côte à côte : les deux cartels sur une seule ligne | Lampe à l’effigie du dieu Hypocrate Terre cuite moulée Époque romaine (1er siècle avant J.-C. – 5e siècle après J.-C.) Lieu de découverte : inconnu Achat à la fille de Gustave Posno, Le Caire, en 1908 |
| Amulette du dieu Harpocrate Fritte (pâte siliceuse vitrifiée par cuisson) Basse époque (entre 525 et 332 avant J.-C.) ? Lieu de découverte : Égypte Mode d’acquisition inconnu |
Hâche
Collection de hâches
Du néolitihique jusqu’à avant 1850
Serpentine, fibrolite, éclogite, dolérite
Nouvelle-Calédonie, Plumergat, Carnac, Pontivy, Baden, Locmariaquer, Guer, Guerne, Quiberon Mouzeille



























Influence et colonisation grecque en Italie

Alabastre biglobulaire
Terre cuite moulée, peinte et vernie
610-570 avant J.-C., Lieu de fabrication : Italie, Étrurie, Lieu de découverte : Inconnu. Achat à G. Loustau ou marquis de Vibraye en 1897
Dès le 8e siècle avant J.-C., l’Étrurie, région d’Italie centrale, produit des vases peints dont le répertoire de motifs et de formes tire son origine de Grèce. À partir du milieu du 7e siècle avant J.-C., de nombreux artisans grecs, principalement corinthiens, viennent y installer leurs ateliers pour produire en masse. Ainsi, ce petit vase à parfum étrusco-corinthien est d’inspiration corinthienne par son décor mais étrusque par sa forme biglobulaire.
Les ateliers étrusques connaissent un rayonnement économique et culturel sans précédent. La production étrusco-corinthienne est principalement diffusée en Méditerranée occidentale. Elle décline au début du 6e siècle avant J.-C. La concurrence de la production athénienne introduit alors la mode de la figure humaine dans le décor des céramiques.


| Œnochoé à bec de canard Terre cuite orange à vernis noir métallescent Vers 250 avant J.-C. Lieu de fabrication : Italie, Étrurie Lieu de découverte : Inconnu Achat chez l’antiquaire Sommereisen, Paris, en 1896 | Œnochoé à décor géométrique Terre cuite orange à vernis orangé à brun 675-650 avant J.-C. Lieu de fabrication : Italie, Étrurie, Tarquinia Lieu de découverte: Inconnu Achat en 1897 |

Coupe
Anonyme
Grande-Grèce
550-530 av. J.-C.























































































