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La collections Science et Technique


La collection d’ostéologie actuelle


Squelette de cigogne

Ciconia ciconia (Linnaeus, 1758)

Cette collection contient un demi-millier de pièces dont des montages de squelettes entiers, des crânes et des ossements de divers d’animaux (essentiellement des mammifères et des oiseaux). Cette collection a été récemment enrichie de 4 squelettes humains  : squelettes d’Anne d’Alègre et de son fils, Guy XX, dernier comte des Laval, le squelette d’un Gaulois trouvé dans une grotte à Voutré et enfin un squelette daté de plus de 1 000 ans trouvé à Saint-Denis-d’Anjou. Ces quatre squelettes sont en cour d’étude.

Notons dans la collection les crânes d’un éléphant d’Asie, de trois hippopotames, de deux dauphins, ou encore les squelettes entiers d’un cygne tuberculé, d’un aigle pygargue, d’un python, d’un bébé humain…

Le squelette ici représenté est celui d’une cigogne blanche [Ciconia ciconia (Linnaeus, 1758) ; ML-OST-A-0306] daté de 1884.


La collection de poissons


Rousette

Scyliorhinus canicula

C’est une petite collection riche de 39 spécimens. Certains spécimens sont naturalisés (roussette, anguille, baudroie commune, hippocampe, syngnathe…) d’autres sont dans de l’alcool (truite, perche, brème…). Notons la présence de poissons exotiques tels que le diodon, le poisson coffre, le poisson verre ou encore un poisson volant.

Le poisson ici représenté (ML-ZOO-P-001) est une roussette [Scyliorhinus canicula (Linné, 1758)]. C’est l’une des plus petites espèces de requins, qui vit dans l’océan Atlantique et dans la mer Méditerranée.


La collection malacologique


Pteroceras

Le Ptérocéras – Pterocera aurantia Lamarck

Le musée contient une importante collection de mollusques (environ 7 000 spécimens) recueillis essentiellement dans les années 1880-1890, dans les quatre coins du globe. Trois collections sont bien identifiées :

* La collection Fischer-Œhlert qui contient des échantillons de brachiopodes récoltés lors des expéditions scientifiques de 1880, 1881, 1882, 1883 sur le Travailleur et le Talisman et en 1886, 1887, 1888 sur le yacht l’Hirondelle du prince Albert 1er de Monaco.

* La collection Monterosato dont la plupart des échantillons a été récoltée en 1884 dans les mers italiennes (Palerme, Naples…)

* La collection Félix Daniel qui est constituée de spécimens collectés sur les côtes françaises (Brest, Saint-Quay, Lion sur mer…) entre 1883 et 1885.

Le Ptérocéras (Pterocera aurantia Lamarck, 1822) ici représenté a été prélevé dans l’Océan Indien.


La collection mammologique


Louve

La louve

Cette collection de mammifères naturalisés provient pour l’essentiel, du cabinet d’histoire naturelle de M. Griveau et de la collection de Monguyon. Elle comprend une centaine d’espèces naturalisées. On retrouve essentiellement des mustélidés mayennais (loutre, blaireau, fouine, martre, belette, hermine, putois, furet, vison d’Europe), des rongeurs (ragondin, rat musqué, campagnols…), des insectivores (hérisson, taupe…), un phoque moine, un puma, mais aussi une des espèces emblématiques du musée : une louve et trois louveteaux. La plupart de ces espèces sont aujourd’hui des espèces protégées en France avec un statut particulier pour le phoque moine qui est considéré comme une espèce en danger critique d’extinction ; il court un risque extrêmement élevé d’extinction à l’état sauvage.

La louve (ML-ZOO-M-071) ici représentée est un des derniers loups ayant vécu en Mayenne. Elle a été tuée vers les années 1885 dans la forêt de Mayenne.


La collection ornithologique


Loriot

Loriot mâle

La collection contient environ 700 oiseaux naturalisés dont la plupart proviennent de la collection Griveau (ces oiseaux ont été tués essentiellement entre 1880 et 1890). Le reste provient des anciens fonds du Lycée de Laval, de l’association Mayenne-Sciences et quelques naturalisations récentes.

Cette collection comprend essentiellement des espèces communes de la Mayenne, des espèces menacées d’extinctions en France (bongios nain, râle des genets, pingouin torda, guillemot de troïl et macareux moine) mais aussi des espèces exotiques (perroquets et perruches). A noter dans la collection, un fou de bassan mort d’épuisement au plan d’eau de Gué de Selle (Mézangers, Mayenne) en 1988, une cigogne blanche tuée par un chasseur en 1992 à Laubrières (Mayenne) ou encore un ibis falcinelle, espèce de passage très accidentel dans nos régions, tué en 1909 à Jublains (Mayenne).

Le loriot est l’un des plus beaux oiseaux que l’on peut trouver en Mayenne, bien qu’il soit très discret et difficilement observable. L’individu mâle (ML-ZOO-O-043) ici représenté a été naturalisé par M. Chartier le 4 juillet 1881.


La collection ostéologique préhistorique


Hyene des cavernes

Mandibule d’une hyène des cavernes (Crocuta crocuta spelaea)

Le musée conserve une très grande partie des ossements trouvés lors des fouilles anciennes (fin 19e siècle) dans les grottes mayennaises : grottes de Saulges (essentiellement Rochefort et La Chèvre), grotte du Rey (Saint-George-sur-Erve), grotte de la Roche (Louverné), couloir de Louverné et dans une ancienne carrière à Sainte-Suzanne. Les ossements sont essentiellement ceux de mammifères : mammouth de Sibérie, rhinocéros de Merck, rhinocéros de prairie, rhinocéros laineux, aurochs, bouquetin alpin, cerf mégacéros, cerf élaphe, chevreuil, renne, cheval sauvage, sanglier, loup commun, renard roux, ours des cavernes, ours brun, lion des cavernes, panthère, hyène des cavernes, blaireau, marmottes, écureuils… Quelques ossements d’oiseaux ont été également déterminés : buse féroce, harfang des neiges, oie des moissons, tadorne de Belon, harelde boréale, grand corbeau, harle bièvre…

La mandibule gauche (ML-OST-P-0007) ici représentée est celle d’une hyène des cavernes [Crocuta crocuta spelaea (Goldfuss, 1823)] trouvée dans la grotte du Rey.


L’horloge astronomique


Horloge astronomique

Horloge astronomique

A l’instar des villes de Beauvais ou de Strasbourg, le musée possède une très belle horloge astronomique, qui malheureusement ne fonctionne pas actuellement. Commencée en juillet 1859 par Auguste Symphorien Alleaume, elle fut terminée en 1867.

Au sommet du coffre, nous pouvons voir un grand cadran donnant l’heure en temps universel sur deux fois douze et un sablier qui se retourne à chaque heure pendant la sonnerie. Puis dans un grand ensemble rectangulaire apparaissent 14 cadrans :

– Un cadran plein circulaire représentant la France et ses villes principales, indique la différence des méridiens.
– Un cadran ovale indiquant l’équation solaire ; l’aiguille donne les douze signes du zodiaque, les quatre saisons, les équinoxes et les solstices.
– Un petit cadran porte une double aiguille donnant la déclinaison australe ou boréale du soleil et les levers et couchers du soleil.
– Quatre cadrans marquant respectivement le jour de la semaine, chiffre du mois, mois de l’année et enfin les quatre années du cycle dont l’année bissextile.
– Un cadran circulaire donnant le cours diurne solaire divisé en deux fois douze heures.
– Un cadran des minutes, secondes et tierces.
– Un cadran circulaire indiquant le cours diurne lunaire divisé en 2 fois 12.
– Un cadran ovale marquant le mois lunaire divisé en quartiers et leurs octants
– Un cadran circulaire qui donne aussi les heures du lever de la lune.
– Un cadran circulaire plein représentant le planisphère terrestre avec les principales villes du monde.
– Et enfin, en bas, un long cadran rectangulaire avec les index à double pointe qui indique le nom du Saint du jour.

Sous cet ensemble, un long balancier de 11 kilogrammes présente une marche circulaire. Une sonnerie est prévue chaque quart d’heure. Elle se fait sur 7 timbres posés les uns sur les autres par emboîtement partiel. Les notes sont basées sur la musique dite chiffrée (musique Galin). Cette horloge se remonte tous les ans à l’aide de quatre poids.


La collection de vélocipèdes anciens


Grand bi

Le grand Bi

Le musée possède 25 vélocipèdes anciens, dont la plupart a été acheté par la ville de Laval en 1994 à Louis Clayer. Cette collection comprend une reproduction de la draisienne (premier vélo inventé en 1818), des grands bi, un petit bi, des bicycles Michaux, un levocyclette, des acatènes, un tandem, un vélo daté de 1917 entièrement fabriqué en bois, deux tricycles… Une des curiosités de cette collection est un vélo qui aurait « appartenu » à l’écrivain lavallois Alfred Jarry. Ce vélo à toute une histoire. En effet en novembre 1896, Alfred Jarry l’achète à un certain Jules Trochon, marchand de cycles à Laval. Mais cette machine ne fut jamais payée, malgré plusieurs sommations d’huissiers. Plus de dix ans après l’achat, le 27 avril 1907, le vendeur dupé réclame encore son dû à Alfred Jarry ! Facture qui restera à jamais impayée car l’écrivain meurt six mois plus tard.

Le grand Bi (ML-TEC-0006) représenté ici a été fabriqué en 1880. La selle est à 1 m 15 de haut


La collection de paléontologie


Goniatides Carbonifere

Section d’un Céphalopode

C’est la collection la plus intéressante du musée. Elle est quantitativement très importante, estimée à plus de 60 000 fossiles. Elle est également remarquable par la présence de nombreux espèces types et figurés datées du Dévonien. De plus, elle est très complète car tous les périodes géologiques sont représentés (Paléozoïque, Mésozoïque, Cénozoïque). Cette collection a été constituée entre la fin du 19e et début 20e siècle par Daniel et Pauline Œhlert et par leurs collaborateurs : de Farcy, de Viennay, Triger, Davoust et Tanquerel des Planches.

La très grosse partie des fossiles du Paléozoïque a été trouvée dans les sols mayennais, notamment à La Baconnière, Andouillé, Saint-Germain-le-Fouilloux, Saint-Jean-sur-Mayenne, Saint-Ouen-des-Toits, Changé, Saint-Pierre-la-Cour.

L’échantillon ici représenté (ML-PAL-00452) est une plaque de marbre montrant une section d’un Céphalopode de la famille des Goniatidés du Carbonifère trouvée dans la carrière de Bois Jourdan à Bouère (Mayenne).


La collection de minéralogie


Echantillon or

Paillettes d’or sur gangue de quartz

La collection comprend un peu plus de 3 000 échantillons, classés par famille, selon la classification de Nickel-Strunz (I. ELEMENTS NATIFS ; II. SULFURES et SULFOSEL ; III. HALOGENURES ; IV. OXYDES ET HYDROXYDES ; V. NITRATES, CARBONATES et BORATES ; VI. BORATES ; VII. SULFATES ; VIII. PHOSPHATES, ARSENIATES et VANADATES ; IX. SILICATES et X. ORGANIQUES).

Localement, le musée possède de très nombreux échantillons de quartz, stibine et quelques paillettes d’or provenant de la mine d’or et d’antimoine de la Lucette (Collection Herrenschmidt) exploitée au début du 20e siècle sur la commune du Genest-Saint-Isle (Mayenne) mais aussi de très nombreuses concrétions formées dans la grotte du Rey située à Saint-George sur Erve (Collection d’Aboville).

Les paillettes d’or sur gangue de quartz représentée ici (ML-MIN-0001) proviennent de la Mine de la Lucette.