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Gérard Sendrey // EXPOSITION / 13 octobre – 27 janvier


Depuis plusieurs années, le MANAS s’est imposé comme l’institution incontournable des Singuliers de l’Art. Il ne pouvait de fait oublier un nom aussi essentiel que celui de Gérard Sendrey, créateur sans limite et explorateur artistique présent dans les plus grandes collections publiques et privées.

Les perpétuelles recherches plastiques de cet autodidacte nous mènent dans un univers déstabilisant par sa diversité, son originalité, son inventivité et sa profusion. Les 120 œuvres sélectionnées pour l’occasion permettent d’appréhender l’imaginaire débridé de celui qui, depuis plus de cinquante ans, se consacre quotidiennement à la création.

Touche à tout, Gérard Sendrey est un expérimentateur. Il manie le calame, le pinceau, le crayon, le stylo ou la plume, pour donner vie à ses figures déroutantes. Dans cette œuvre foisonnante, l’Homme est omniprésent, seul ou en couple, posant fréquemment un regard interrogateur sur le monde qui l’entoure.

C’est avec le plus grand plaisir que Laval rend hommage, non à celui qui a dirigé de 1988 à 2000 le Musée de la Création Franche de Bègles, mais au créateur et à son œuvre si dense et originale.

Visites commentées :

les dimanches 14 et 21 octobre, 4 et 18 novembre, 15h30 

les mercredis  24, 31 octobre, 17h

http://musees.laval.fr/wp-content/uploads/2018/09/Livret-Sendrey.pdf

 


Renaud Philippot


L’œuvre de Philippot résulte d’une inspiration spontanée et libre. Le trait semble enfantin, les contours simples et schématiques. Cependant, loin d’exprimer un univers merveilleux et onirique, proche de la joie et de l’innocence de l’enfance, l’artiste semble développer une réflexion sur l’homme et sur sa place dans la société.

Ed. Musées de Laval, 2018

Sous la dir. d’Antoinette Le Falher et Cyrielle Langlais.

Coll. du Petit MANAS illustré ; 4

34 pages

4.80 €

ISBN 978-2-9558832-4-2

 

 

 


Marie Audin // EXPOSITION 14 juillet – 16 septembre


Marie Audin, créatrice autodidacte et dermatologue de profession, a inventé sa propre technique, le pricking, en utilisant ses aiguilles médicales pour piqueter de petits trous son support teinté à l’encre ou à l’aquarelle.

Aux minuscules perforations, en relief si l’aiguille perce par en-dessous ou légèrement rentrées si le papier est piqué par le dessus, se rajoutent de la broderie et des ligatures de fils. Le tout dessine des compositions hésitant entre abstraction et figuration d’où émergent fréquemment des visages aux yeux écarquillés et à la bouche ouverte sur un cri silencieux.

 

Gratuit

 

Visites commentées de l’exposition :

Les dimanches à 15h30, du 15 juillet au 9 septembre

Les vendredis à 17h, du 20 juillet au 24 août

3 € – Visite commentée gratuite le 1er dimanche du mois.

 


Renaud Philippot // EXPOSITION 14 avril – 24 juin


Emprunter les chemins de la découverte est le maître mot du MANAS toujours soucieux de guider ses publics vers de nouveaux horizons. Pour la première fois, l’Art Brut est ainsi mis à l’honneur dans une exposition consacrée à Renaud Philippot, créateur développant une œuvre introspective résultant d’une inspiration spontanée et libre.

La peinture de Renaud Philippot s’avère plus complexe qu’elle ne pourrait sembler au premier regard. L’artiste nous livre un univers coloré où explosent des bleus, jaunes, verts et roses éclatants. Les couleurs franches apposées en larges aplats s’épanouissent en lignes courbes couvrant tout le support qui, au fur et à mesure de la pratique de l’artiste, se fait de plus en plus grand.

Le peintre fixe sur toile ou sur carton des sujets qui lui tiennent à cœur. L’exposition propose une déclinaison de trois thématiques pour vous permettre d’appréhender les motifs que l’artiste représente de façon obsessionnelle. Les portraits ou autoportraits se caractérisent par des yeux globuleux, un nez volumineux et une bouche béante. La section consacrée aux femmes et au couple évoque la dualité bien souvent la dualité entre les sujets représentés qui ne semblent pouvoir se comprendre. Renaud Philippot peint enfin des animaux dans des œuvres teintées d’un véritable pessimisme, comme en témoigne la figure du chat, être diabolique, animal malin, noir et comme cornu.

Renaud Philippot: la tendresse et l’angoisse, en mode singulier


Concours d’écriture « L’œuvre et la plume » | Le mystérieux tableau


 

Félicitations à tous les participants de ce concours de nouvelles et en particulier à nos trois lauréats !

1 | Aurore DESPORTES
2 | Rosine ROUSSEAU
3 | Julia RHLIOUCH

Vous souhaitez découvrir les nouvelles de nos gagnants? C’est par ici !

 

Une découverte exceptionnelle !

À son retour de vacances, Antoinette Le Falher a troqué son rôle de directrice des Musées de Laval en celui d’enquêtrice. Ce matin du 16 août, elle prend connaissance de son courrier parmi lequel se trouve un paquet d’apparence banale. Son emballage en carton et sa forme permettent toutefois de deviner qu’il s’agit d’un tableau. À sa plus grande surprise, elle découvre une œuvre signée du célèbre Henri Rousseau, dit le Douanier. Pensant d’abord à un canular, elle s’empresse de lire la lettre qui l’accompagne. La plaisanterie prend peu à peu des airs de réalité. Antoinette Le Falher adresse alors un mail enthousiaste à la Direction Régionale des Affaires Culturelles, à sa hiérarchie ainsi qu’à Didier Pillon, adjoint au Maire en charge des Affaires Culturelles et du Patrimoine, pour annoncer l’étonnante nouvelle. Le mystérieux donateur « (…) Je suis quelqu’un d’âgé et je n’ai pas d’héritiers. Aussi ai-je décidé d’offrir à votre établissement le Paysage avec pêcheur joint à cet envoi. Je souhaite que ce don reste anonyme et le Musée (…) pourra user de cette œuvre comme bon lui semblera, expositions ou prêts. (…) » Dans son pli, le donateur avait ajouté un certificat d’authenticité de Dora Vallier, une critique d’art spécialiste reconnue du Douanier Rousseau. Le geste est d’autant plus exceptionnel que ce type de donation anonyme demeure extrêmement rare. Le travail d’enquête commence : « qui a réceptionné le colis et quand ? ». L’agent d’accueil se souvient bien de l’homme venu lui apporter le paquet début août. Selon tout vraisemblance, il ne s’agissait pas d’un visiteur habituel du Musée : l’agent ne l’avait jamais vu auparavant. La lettre du donateur précisait que lors de sa visite au Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers, il avait été « désappointé par le fait que le Musée ne possède que trois œuvres d’Henri Rousseau, natif de Laval. ». Le donateur est-il Lavallois ou simplement un visiteur de passage ? Aurait-il visité le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers lors d’une précédente venue à Laval ? Comment identifier le tableau avec certitude si nous ne retrouvons pas le donateur ? Les questions se bousculent. L’enquête Mener l’enquête est indispensable. Le certificat de Dora Vallier joint au tableau ne peut pas être considéré comme une preuve indiscutable de l’authenticité de l’œuvre. Antoinette Le Falher va tenter d’élucider le mystère de cette curieuse donation. Tout d’abord, il s’agit de vérifier auprès d’Interpol que le tableau n’a pas été volé. Après recherches, il est désormais possible de confirmer que le tableau n’apparaît pas dans les bases de données accessibles sur internet. Il convient ensuite de faire parler le tableau. Au dos de l’œuvre, trois étiquettes apportent des informations complémentaires. L’une d’entre elles mentionne la galerie parisienne Charpentier, et l’exposition Primitifs d’aujourd’hui. Le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers détient justement le catalogue de cette exposition organisée à la fin du 19e siècle. La directrice consulte l’ouvrage à la recherche d’indices qui permettraient de faciliter l’authentification du tableau : un visuel, une mention du titre… Hélas, rien ! La déception est grande même si Antoinette Le Falher savait que le catalogue n’était pas exhaustif. Il n’est pas possible de confirmer si l’œuvre a bel et bien fait partie de l’exposition. L’anonymat du donateur ne rend pas le travail d’enquête aisé. Par l’intermédiaire de la presse, un appel est lancé à destination du généreux donateur à la fin du mois d’août. Il est invité à se manifester pour aider à retracer l’historique du tableau : son témoignage est capital. La sollicitation n’a malheureusement pas abouti. Toutefois, un espoir existe encore ! Le travail de recherche mène Antoinette Le Falher à étudier les archives qui pourraient attester de l’existence de cette toile. Début septembre, la directrice des Musées de Laval se déplace au Musée de l’Orangerie. Un minutieux travail d’analyse permet de comparer Paysage avec pêcheur avec les œuvres exposées dans la salle dédiée à Henri Rousseau. Cette étude ne se révèle pas suffisamment concluante et la recherche doit se poursuivre dans les fonds documentaires à la fois du Musée d’Orsay et à la bibliothèque Kandinsky. À ce jour, la preuve de l’authenticité n’a pas encore été établie. En ultime recours, Antoinette Le Falher fait appel au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Après l’étude d’un dossier de présentation de l’œuvre, le laboratoire pourra procéder à son analyse technique et scientifique. Cette dernière étape sera longue et exige une grande patience de la part de l’ensemble de l’équipe du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers. Que révéleront les analyses ? Le donateur finira-t-il par se faire connaître ? Affaire à suivre… Cette histoire vraie vous inspire ? Imaginez l’histoire de ce tableau et les rebondissements de cette enquête ! Envoyez votre texte à cyrielle.langlais@laval.fr avant le 28 février 2018. Pour télécharger le règlement, suivez ce lien.


Jules Lefranc, un certain regard // Visites commentées


20 juin 1967 : Francis Le Basser, maire de Laval, inaugure le tout nouveau musée municipal en présence de Jules Lefranc, peintre naïf d’origine lavalloise et de sa compatriote Andrée Bordeaux-Le Pecq, présidente du salon parisien Comparaisons. L’événement est notable car ce musée est une exception dans le paysage artistique français et même sur la scène internationale. De fait, le musée de Laval est la première institution à se consacrer entièrement à l’art des autodidactes, ces Naïfs autrement appelés Primitifs modernes, Peintres du Coeur Sacré ou bien encore artistes de la Semaine au Sept dimanches

Exposition en salle d’honneur | 18 mars 2017 – 11 juin 2017

Prochaines visites commentées :

Dimanches 7, 14 et 21 mai à 15h30

3,00€ – Gratuit le premier dimanche du mois


Janvier, février, mars 2017


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Le nouveau programme du premier trimestre 2017 est disponible, en cliquant ici !

 

 

Pour cette nouvelle année, nous avons imaginé un programme riche en nouveautés et festivités pour célébrer avec enthousiasme l’anniversaire du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers.

 

Venez fêter avec nous les 50 ans du musée !

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les artisanes d’Ocumicho


 

Carmelia Martinez, La Liberté guidant le peuple le 28 juillet 1830, non daté

Carmelia Martinez, La Liberté guidant le peuple le 28 juillet 1830, non daté

 

Ocumicho est un petit village mexicain, situé dans l’État de Michocoan, à 2000 mètres d’altitude. Il s’agit d’un village où traditionnellement était travaillé le cuir. La révolution mexicaine de 1910 ayant ruiné la région, les artisans ont dû se tourner vers une autre forme d’artisanat : la céramique.

 

La fabrication des diables en céramique d’Ocumicho a débuté dans les années 1960, grâce à un jeune artisan, Marcelino Vicente. Cet homme, mort très jeune, est devenu une légende dans ce petit village mexicain. Il racontait avoir rencontré le Diable en personne, qui lui aurait dit : « Tes diables sont laids, regarde-moi, moi je suis beau, prends modèle sur moi ». Quelques années après la mort de Marcelino, la création de ces petits diablotins à la technique très particulière est devenue la spécialité du village, et une grande part de sa production artisanale. Ce sont exclusivement les femmes qui pratiquent la céramique à Ocumicho, les hommes participant parfois en peignant les oeuvres de leurs épouses.

 

Dans les années 1980, Mercédès Iturbe, du Centre Culturel Mexicain de Paris, eut l’idée d’un projet à l’occasion du bicentenaire de la Révolution Française : elle demanda aux artisanes d’Ocumicho de réaliser une série de statuettes représentant divers événements de la Révolution, à partir de documents iconographiques.

 

Carmelia Martinez est une artisane qui a pris part au projet. Elle a pris modèle sur La Liberté guidant le peuple de Delacroix (1830). Elle a remplacé les morts aux pieds de la Liberté par deux diables, dont le premier dévore les entrailles du second. La figure du Diable dans les oeuvres d’Ocumicho est récurrente : le Diable, expliquent les artisanes, est forcément présent dans les situations violentes, provoquant les bouleversements funestes, et se nourrissant du mal et du désespoir des hommes.

 

Ces statuettes sont des œuvres à la rencontre entre la France et le Mexique : s’y mêlent à la fois l’imagerie et les symboles européens, et les systèmes de représentation mexicains. De nombreux éléments du répertoire local sont présents : ainsi, les aristocrates de La Chasse aux aristocrates sont habillés en costumes mexicains, et les révolutionnaires ont la peau bronzée des latino-américains.

 

Ces œuvres sont complètement caractéristiques du style des céramiques d’Ocumicho. Ce sont des sculptures aux formes très libres, aux couleurs très vives, des œuvres pleines de fantaisie et d’humour, avec souvent une certaine dimension scatologique. Ces statuettes proposent une vision déconcertante et dépaysante d’événements majeurs de l’Histoire de France.


Bouscaillou (1932) – Tourné vers son avenir


 

Louis Bouscaillou, Tourné vers son avenir, 1976

Louis Bouscaillou, Tourné vers son avenir, 1976

 

Louis Bouscaillou est né en Dordogne en 1932. Fils d’agriculteur, agriculteur lui-même, c’est en raison d’un grave problème de santé qu’il dut abandonner son travail dans les années 1950. Il prit alors son crayon pour dessiner la ferme familiale, les paysages aimés. Petit à petit, il comprit que son art ne pouvait pas se limiter à recopier : « La peinture n’est pas la représentation d’un truc« , écrit-il, « mais l’image caricaturée de plusieurs choses« . L’art doit avoir une visée bien plus universelle, représenter à la fois la réalité et son essence.

 

Quelques années plus tard, c’est en observant un sculpteur travailler sur le pont des Arts de Paris qu’il découvrit la sculpture. A partir de ce jour, l’art prit de plus en plus de place dans sa vie. Après quelques longues années où nul ne s’intéressait à son travail, les expositions s’enchaînèrent, au musée d’Art moderne de Paris, en Hollande, au Salon d’Automne de Lyon ; ses œuvres se trouvent actuellement dans les collections du musée d’Art naïf et d’Arts singuliers de Laval, au musée d’Art moderne de Lille et à la Collection d’art brut de Lausanne.

 

L’une des formes les plus originales et personnelles de l’œuvre de Bouscaillou est certainement ces séries de personnages en bois, aux contours géométriques et anguleux, dont l’œuvre Tourné vers son avenir fait partie. Chacun d’entre eux est porteur d’une émotion, ou vit une situation ou une action bien particulière, choisie par l’artiste. Ici, le personnage, tourné vers son avenir, regarde en fait derrière lui : l’introspection, la connaissance de soi, sont des démarches incontournables à celui qui veut construire sa vie.

 

Le travail de la couleur est primordial chez Bouscaillou : c’est grâce à elle qu’aucune place n’est laissée au froid et à la tristesse du matériau brut. Si les gestes sont figés, les membres raidis, le personnage, on le sent, est en plein mouvement.


Pierre Amourette (1947) – Vierge ouvrante


Pierre Amourette, Vierge ouvrante, 2015

 

 

Pierre Amourette est né à Jersey en 1947. Lorsqu’il était âgé de quatre ans, sa famille s’est expatriée en France.

 

Amourette a exercé pendant trente-quatre ans le métier d’instituteur spécialisé. Déjà, parallèlement à son travail, la création faisait partie de sa vie, puisqu’il sculptait régulièrement des statues de bois. Il se disait fortement bouleversé à la vue de certaines œuvres d’art populaire, citant des statues médiévales rencontrées dans la pénombre d’églises romanes. Il y voyait des objets anonymes et inconnus mais dont il ressentait intensément l’âme.

 

C’est cette émotion qu’il souhaite transmettre dans chacune de ses compositions. Après le bois, il commença à pratiquer la céramique. Si une grande partie de son œuvre tourne autour de la maternité, il exécute également des jarres, des assiettes et des plats. Apparaissent souvent dans son travail des lézards et des escargots, animaux qui l’ont accompagné dans ses jeux d’enfant.

 

Pierre Amourette ne cherche pas, par son travail, à transmettre un message ; il ne souhaite pas donner un sens à ses oeuvres. Ce qui lui importe, c’est que son émotion permette de déclencher celle du visiteur. Il désire que chacun puisse exprimer son ressenti et proposer sa propre interprétation de l’oeuvre sans être limité par une quelconque volonté de l’artiste.

 

C’est pour cette raison qu’Amourette, au départ, ne signait aucune de ses œuvres. Néanmoins, sa démarche artistique évoluant, il ressentit peu à peu le besoin d’inscrire chacune des statues dans l’espace-temps de sa création. Désormais, il écrit non seulement la date et le lieu d’exécution, mais également son état d’esprit ou les désagréments physiques qu’il a rencontrés pendant le temps de fabrication, persuadé qu’ils ont eu une incidence sur le processus de création. Ainsi, dans le dos de la Vierge ouvrante peut-on lire : « Le froid arrive, J’ai mal à la gorge ».

 

Amourette a longtemps cherché le mélange de terres qui lui conviendrait pour confectionner ses sculptures. Après des années d’essais, il est finalement parvenu à composer la recette idéale : il s’agit d’un mélange de grès blanc, de porcelaine de tournage, de terre chamottée ou de kaolinite, et de terre issue d’une carrière proche de Châteaubriant. À cette préparation, il ajoute deux millièmes de polyachrylonitrile (famille des acryliques). La cuisson dépend du résultat qu’il projette, puisqu’il travaille deux types de production. Pour obtenir une terre vernissée, donc poreuse, comme pour la Vierge ouvrante, il cuit la sculpture à 980°C ; pour une porcelaine, la température de cuisson est montée à 1300° C.