Toute l'actualité



Concours d’écriture « L’œuvre et la plume » | Le mystérieux tableau


Une découverte exceptionnelle !

À son retour de vacances, Antoinette Le Falher a troqué son rôle de directrice des Musées de Laval en celui d’enquêtrice.
Ce matin du 16 août, elle prend connaissance de son courrier parmi lequel se trouve un paquet d’apparence banale. Son emballage en carton et sa forme permettent toutefois de deviner qu’il s’agit d’un tableau. À sa plus grande surprise, elle découvre une œuvre signée du célèbre Henri Rousseau, dit le Douanier. Pensant d’abord à un canular, elle s’empresse de lire la lettre qui l’accompagne. La plaisanterie prend peu à peu des airs de réalité.
Antoinette Le Falher adresse alors un mail enthousiaste à la Direction Régionale des Affaires Culturelles, à sa hiérarchie ainsi qu’à Didier Pillon, adjoint au Maire en charge des Affaires Culturelles et du Patrimoine, pour annoncer l’étonnante nouvelle.

Le mystérieux donateur

« (…) Je suis quelqu’un d’âgé et je n’ai pas d’héritiers. Aussi ai-je décidé d’offrir à votre établissement le Paysage avec pêcheur joint à cet envoi. Je souhaite que ce don reste anonyme et le Musée (…) pourra user de cette œuvre comme bon lui semblera, expositions ou prêts. (…) »

Dans son pli, le donateur avait ajouté un certificat d’authenticité de Dora Vallier, une critique d’art spécialiste reconnue du Douanier Rousseau. Le geste est d’autant plus exceptionnel que ce type de donation anonyme demeure extrêmement rare.

Le travail d’enquête commence : « qui a réceptionné le colis et quand ? ». L’agent d’accueil se souvient bien de l’homme venu lui apporter le paquet début août. Selon tout vraisemblance, il ne s’agissait pas d’un visiteur habituel du Musée : l’agent ne l’avait jamais vu auparavant.

La lettre du donateur précisait que lors de sa visite au Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers, il avait été « désappointé par le fait que le Musée ne possède que trois œuvres d’Henri Rousseau, natif de Laval. ». Le donateur est-il Lavallois ou simplement un visiteur de passage ? Aurait-il visité le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers lors d’une précédente venue à Laval ? Comment identifier le tableau avec certitude si nous ne retrouvons pas le donateur ? Les questions se bousculent.

L’enquête

Mener l’enquête est indispensable. Le certificat de Dora Vallier joint au tableau ne peut pas être considéré comme une preuve indiscutable de l’authenticité de l’œuvre. Antoinette Le Falher va tenter d’élucider le mystère de cette curieuse donation.

Tout d’abord, il s’agit de vérifier auprès d’Interpol que le tableau n’a pas été volé. Après recherches, il est désormais possible de confirmer que le tableau n’apparaît pas dans les bases de données accessibles sur internet.

Il convient ensuite de faire parler le tableau. Au dos de l’œuvre, trois étiquettes apportent des informations complémentaires. L’une d’entre elles mentionne la galerie parisienne Charpentier, et l’exposition Primitifs d’aujourd’hui. Le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers détient justement le catalogue de cette exposition organisée à la fin du 19e siècle. La directrice consulte l’ouvrage à la recherche d’indices qui permettraient de faciliter l’authentification du tableau : un visuel, une mention du titre… Hélas, rien ! La déception est grande même si Antoinette Le Falher savait que le catalogue n’était pas exhaustif. Il n’est pas possible de confirmer si l’œuvre a bel et bien fait partie de l’exposition.

L’anonymat du donateur ne rend pas le travail d’enquête aisé. Par l’intermédiaire de la presse, un appel est lancé à destination du généreux donateur à la fin du mois d’août. Il est invité à se manifester pour aider à retracer l’historique du tableau : son témoignage est capital. La sollicitation n’a malheureusement pas abouti.

Toutefois, un espoir existe encore ! Le travail de recherche mène Antoinette Le Falher à étudier les archives qui pourraient attester de l’existence de cette toile. Début septembre, la directrice des Musées de Laval se déplace au Musée de l’Orangerie. Un minutieux travail d’analyse permet de comparer Paysage avec pêcheur avec les œuvres exposées dans la salle dédiée à Henri Rousseau. Cette étude ne se révèle pas suffisamment concluante et la recherche doit se poursuivre dans les fonds documentaires à la fois du Musée d’Orsay et à la bibliothèque Kandinsky. À ce jour, la preuve de l’authenticité n’a pas encore été établie.

En ultime recours, Antoinette Le Falher fait appel au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Après l’étude d’un dossier de présentation de l’œuvre, le laboratoire pourra procéder à son analyse technique et scientifique. Cette dernière étape sera longue et exige une grande patience de la part de l’ensemble de l’équipe du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers.

Que révéleront les analyses ? Le donateur finira-t-il par se faire connaître ? Affaire à suivre… Cette histoire vraie vous inspire ? Imaginez l’histoire de ce tableau et les rebondissements de cette enquête ! Envoyez votre texte à cyrielle.langlais@laval.fr avant le 28 février 2018. Pour télécharger le règlement, suivez ce lien .


Jean-Pierre Bouvet : Rencontres // Exposition 24 octobre – 7 janvier


L’une des missions réglementaires des musées est d’enrichir les collections. Jean-Pierre Bouvet, conservateur et premier directeur du Musée d’Art Naïf de Laval de 1964 à son décès prématuré en 1976, a eu à coeur d’y veiller. Lire la suite


Visites Coup d’œuvre(s) – Tous les deux mois, le premier jeudi et dimanche du mois


Art Naïf et photographie

Admiratifs de la démarche des photographes, certains artistes Naïfs aiment peindre leurs œuvres en s’inspirant de supports photographiques. Ils leur permettent en effet de traiter des compositions aux cadrages très particuliers, de proposer des jeux de perspective, des points de vue originaux et des effets d’ombres et de lumière…

Dimanche 1er octobre à 15h30

Jeudi 5 octobre à 20h

Gratuit

 

Les quatre saisons

Source inépuisable d’inspiration, la nature et son extraordinaire inventivité est un sujet majeure de la création naïve. Les artistes la peignent dans tous ses états et à toutes les saisons. Ils la subliment pour en révéler toute la beauté et la force.

Dimanche 3 décembre à 15h30

Jeudi 7 décembre à 20h

Gratuit

 


Visites thématiques // Dernier dimanche de chaque mois


  • Venez frissonner au Musée !

Horreur et terreur, les artistes naïfs sont parfois les peintres de la peur. Le temps de cette visite, entrez dans leurs mondes étranges et leurs territoires inquiétants.

A partir de 10 ans

Dimanche 29 octobre à 15h30

3,00€

 

 

Les artistes naïfs en politique !

L’Art Naïf est bien souvent vu comme le moyen de rendre éternelle la perfection du temps présent ; mais au-delà de cela, comme nombre d’artistes, le Naïf se sent la responsabilité de se servir de son art pour immortaliser, dénoncer ou exalter un fait historique.

Dimanche 26 novembre à 15h30

3,00€

 

Mythologie et légende dans l’Art Naïf

Les œuvres des artistes naïfs sont peuplées de personnages fantastiques, issus de la mythologie, ou de contes populaires et d’histoires bibliques. Au cours de ce parcours, vous découvrirez des récits poétiques où se mêlent réel et merveilleux.

Dimanche 31 décembre à 15h30

3,00€


Jean-Pierre Bouvet // Exposition 14 octobre – 14 janvier


Dans le cadre de la célébration des cinquante ans du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers, cette exposition propose une rétrospective de l’œuvre de Jean-Pierre Bouvet, peintre figuratif sensible et poète. Premier directeur des Musées de Laval, cet artiste et conservateur a joué un rôle majeur au moment de la création de l’institution.

Entrée gratuite Lire la suite


Un don exceptionnel !


Un donateur anonyme offre un tableau qui serait à attribuer
au Douanier Rousseau au Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers de Laval
Lire la suite


Ateliers de création plastique en famille


Pop-up, des paysages en trois dimensions ! 

L’oeuvre peinte de Jean-Pierre Bouvet vous propose un voyage dans des paysages paisibles où la nature verdoie. Inspirez-vous de l’oeuvre de Jean-Pierre Bouvet et créez votre propre paysage en trois dimensions.

 

 

Mardi 31 octobre, de 14h à 15h30

Mercredi 27 décembre, de 14h à 15h30

En famille, sur réservation au 02 53 74 12 30
Gratuit
 

 

Tout à totem

Porteurs d’une étrange spiritualité, les totems de Sabine Darrigan invitent au rêve et au voyage. Ils troublent, envoûtent et charment le regard par leur beauté et par la richesse des tissus et des perles de pacotille glanés ici et là. Créateur singulier, il vous faudra styiliser votre propre totem empreint d’exotisme.

 

 

Mardi 24 octobre, de 14h à 15h30

Mardi 31 octobre, de 14h à 15h30

Jeudi 2 novembre; de 14h à 15h30

En famille, sur réservation au 02 53 74 12 30

Gratuit

Voyage livresque

Dans l’œuvre de Jean Eve, la bibliothèque est infinie. Dans cet univers, vous découvrez un environnement livresque. Saurez-vous fabriquer votre propre carnet ? La technique de la reliure japonaise vous permettra de réaliser votre cahier d’artiste.

 

Vendredi 29 décembre, de 14h à 15h30

Vendredi 5 janvier; de 14h à 15h30

En famille, sur réservation au 02 53 74 12 30

Gratuit

 

 


Les acquisitions du musée


Marie-Rose Lortet, « Paroles de parchemin« , 1996 et « Chasseur de son« , 2014

Artiste classée parmi les Singuliers de l’Art, Marie-Rose Lortet (1945 – ) entremêle les mailles et construit des architectures de fils passant des grands formats aux miniatures délicates. Ses œuvres originales remarquées par Jean Dubuffet dès 1969 occupent une place importante dans la création hors-les-normes.

En 1978, ses œuvres intègrent la collection « Neuve Invention », partie intégrante du fonds de la collection d’Art Brut de Lausanne (Suisse).

Aujourd’hui, le travail de Marie-Rose Lortet bénéficie d’une véritable reconnaissance. Artiste prolifique, Marie-Rose Lortet a conté ses rêves « fantasques et méthodiques » au fil d’un peu plus de 600 œuvres et a présenté ses créations dans de très nombreuses expositions.

Les œuvres faisant partie de l’acquisition ont été présentées au musée de Laval du 15 octobre 2016 au 8 janvier 2017 dans le cadre de l’exposition Marie-Rose Lortet, Une incroyable histoire.

 

 

François Ricard, « Vieux Château et Vieux pont de Laval », 1850

Cette lithographie de François Ricard, artiste non répertorié, représente l’un des points de vue les plus largement illustrés de Laval. L’artiste positionné en aval du pont médiéval donne à voir les deux rives, images d’un Laval aujourd’hui disparu.

 

De part son iconographie, l’œuvre trouve sa place dans le fonds ancien du musée et présente un intérêt certain en tant que source documentaire sur la ville et les grands travaux d’urbanisation du 19e siècle. Cependant par le traitement apporté à la composition – schématisation du trait, maladresse des perspectives, proportions non respectées – cette aquarelle peut intégrer la collection Art Naïf qui comprend quelques paysages lavallois relevant du pittoresque car inspirés d’oeuvres du 19e siècle.

 

Danielle Le Bricquir, « Le Fauteuil du Roi Arthur« 

Avec beaucoup d’humour, l’artiste hors les normes Danielle Le Bricquir se réapproprie ici la légende celte. Maniant la scie sauteuse, assemblant les matières et parant sa palette de couleurs chatoyantes, elle ouvre les portes de son imaginaire fertile pour nous entraîner au royaume de Merlin l’Enchanteur.

 

 

 


Les Œuvres en Mouvements


Le musée prête régulièrement des œuvres à l’occasion d’expositions ou de dépôts sur demande d’autres musées. Une autre manière de diffuser et de faire connaître ses collections.

Lire la suite