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Pierre Cendres // Artiste en résidence


 

 Le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers sort de ses murs…

Dans le cadre du dispositif Quartiers en scène, le musée reçoit en résidence le plasticien Pierre Cendres pour la réalisation d’un parcours d’Art urbain reliant le quartier des Pommeraies au centre historique. Ce projet d’éducation artistique et culturelle a pour objectif de sensibiliser à l’art et de favoriser la rencontre avec les habitants du quartier. Ceux-ci, co-constructeurs du projet, vont transformer les murs, trottoirs, rues et passages pour faire de la ville un véritable musée à ciel ouvert.
De janvier à juin, Pierre Cendres et les habitants vont ainsi réinventer la ville de Laval en vous invitant à une flânerie au fil d’oeuvres, tantôt éphémères, tantôt pérennes, inspirées de la collection du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers. 

 


Un Dimanche à Laval // 21 janvier


En noir et blanc

Histoires de mime Lire la suite


Daniel-Yves Collet // Exposition 21 janvier – 18 mars


Le MANAS, institution consacrée à la création hors les normes, se veut un territoire de découvertes et d’émotions artistiques. Sa programmation résolument dynamique est le reflet d’explorations dans l’univers foisonnant des Singuliers de l’art. Dans le cadre de ses rendez-vous avec des artistes méconnus, voire inconnus, bien que de talent, le musée invite à découvrir les oeuvres inédites de Daniel-Yves Collet, dessinateur prolifique qui par un procédé de mise en page inventive se forge une écriture riche d’originalité.

De 1993 à sa disparition en 2006, cet érudit, autodidacte solitaire, va minutieusement constituer une fascinante encyclopédie qui lui est propre dans laquelle il immortalise par le crayon ou la plume les œuvres majeures des artistes ou intellectuels dont il se nourrit. De même, il traduit par le dessin ses observations critiques sur les abus de notre société, maltraite les dirigeants politiques, dénonce les despotismes.

Visites commentées de l’exposition temporaire

Dimanche 11 février à 15h30

Dimanches 4 et 18 mars à 15h30

3,00€

 


Concours d’écriture « L’œuvre et la plume » | Le mystérieux tableau


Une découverte exceptionnelle ! À son retour de vacances, Antoinette Le Falher a troqué son rôle de directrice des Musées de Laval en celui d’enquêtrice. Ce matin du 16 août, elle prend connaissance de son courrier parmi lequel se trouve un paquet d’apparence banale. Son emballage en carton et sa forme permettent toutefois de deviner qu’il s’agit d’un tableau. À sa plus grande surprise, elle découvre une œuvre signée du célèbre Henri Rousseau, dit le Douanier. Pensant d’abord à un canular, elle s’empresse de lire la lettre qui l’accompagne. La plaisanterie prend peu à peu des airs de réalité. Antoinette Le Falher adresse alors un mail enthousiaste à la Direction Régionale des Affaires Culturelles, à sa hiérarchie ainsi qu’à Didier Pillon, adjoint au Maire en charge des Affaires Culturelles et du Patrimoine, pour annoncer l’étonnante nouvelle. Le mystérieux donateur « (…) Je suis quelqu’un d’âgé et je n’ai pas d’héritiers. Aussi ai-je décidé d’offrir à votre établissement le Paysage avec pêcheur joint à cet envoi. Je souhaite que ce don reste anonyme et le Musée (…) pourra user de cette œuvre comme bon lui semblera, expositions ou prêts. (…) » Dans son pli, le donateur avait ajouté un certificat d’authenticité de Dora Vallier, une critique d’art spécialiste reconnue du Douanier Rousseau. Le geste est d’autant plus exceptionnel que ce type de donation anonyme demeure extrêmement rare. Le travail d’enquête commence : « qui a réceptionné le colis et quand ? ». L’agent d’accueil se souvient bien de l’homme venu lui apporter le paquet début août. Selon tout vraisemblance, il ne s’agissait pas d’un visiteur habituel du Musée : l’agent ne l’avait jamais vu auparavant. La lettre du donateur précisait que lors de sa visite au Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers, il avait été « désappointé par le fait que le Musée ne possède que trois œuvres d’Henri Rousseau, natif de Laval. ». Le donateur est-il Lavallois ou simplement un visiteur de passage ? Aurait-il visité le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers lors d’une précédente venue à Laval ? Comment identifier le tableau avec certitude si nous ne retrouvons pas le donateur ? Les questions se bousculent. L’enquête Mener l’enquête est indispensable. Le certificat de Dora Vallier joint au tableau ne peut pas être considéré comme une preuve indiscutable de l’authenticité de l’œuvre. Antoinette Le Falher va tenter d’élucider le mystère de cette curieuse donation. Tout d’abord, il s’agit de vérifier auprès d’Interpol que le tableau n’a pas été volé. Après recherches, il est désormais possible de confirmer que le tableau n’apparaît pas dans les bases de données accessibles sur internet. Il convient ensuite de faire parler le tableau. Au dos de l’œuvre, trois étiquettes apportent des informations complémentaires. L’une d’entre elles mentionne la galerie parisienne Charpentier, et l’exposition Primitifs d’aujourd’hui. Le Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers détient justement le catalogue de cette exposition organisée à la fin du 19e siècle. La directrice consulte l’ouvrage à la recherche d’indices qui permettraient de faciliter l’authentification du tableau : un visuel, une mention du titre… Hélas, rien ! La déception est grande même si Antoinette Le Falher savait que le catalogue n’était pas exhaustif. Il n’est pas possible de confirmer si l’œuvre a bel et bien fait partie de l’exposition. L’anonymat du donateur ne rend pas le travail d’enquête aisé. Par l’intermédiaire de la presse, un appel est lancé à destination du généreux donateur à la fin du mois d’août. Il est invité à se manifester pour aider à retracer l’historique du tableau : son témoignage est capital. La sollicitation n’a malheureusement pas abouti. Toutefois, un espoir existe encore ! Le travail de recherche mène Antoinette Le Falher à étudier les archives qui pourraient attester de l’existence de cette toile. Début septembre, la directrice des Musées de Laval se déplace au Musée de l’Orangerie. Un minutieux travail d’analyse permet de comparer Paysage avec pêcheur avec les œuvres exposées dans la salle dédiée à Henri Rousseau. Cette étude ne se révèle pas suffisamment concluante et la recherche doit se poursuivre dans les fonds documentaires à la fois du Musée d’Orsay et à la bibliothèque Kandinsky. À ce jour, la preuve de l’authenticité n’a pas encore été établie. En ultime recours, Antoinette Le Falher fait appel au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Après l’étude d’un dossier de présentation de l’œuvre, le laboratoire pourra procéder à son analyse technique et scientifique. Cette dernière étape sera longue et exige une grande patience de la part de l’ensemble de l’équipe du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers. Que révéleront les analyses ? Le donateur finira-t-il par se faire connaître ? Affaire à suivre… Cette histoire vraie vous inspire ? Imaginez l’histoire de ce tableau et les rebondissements de cette enquête ! Envoyez votre texte à cyrielle.langlais@laval.fr avant le 28 février 2018. Pour télécharger le règlement, suivez ce lien.


Jean-Pierre Bouvet : Rencontres // Exposition 24 octobre – 7 janvier


L’une des missions réglementaires des musées est d’enrichir les collections. Jean-Pierre Bouvet, conservateur et premier directeur du Musée d’Art Naïf de Laval de 1964 à son décès prématuré en 1976, a eu à coeur d’y veiller. Lire la suite


Visites thématiques // Dernier dimanche de chaque mois


Mythologie et légende dans l’Art Naïf

Les œuvres des artistes naïfs sont peuplées de personnages fantastiques, issus de la mythologie, ou de contes populaires et d’histoires bibliques. Au cours de ce parcours, vous découvrirez des récits poétiques où se mêlent réel et merveilleux.

Dimanche 31 décembre à 15h30

3,00€

 

Regards d’artistes mayennais

Des paysages paisibles de Rousseau à l’univers punk et iconoclaste de Rigal, l’exploration des œuvres des artistes mayennais réserve bien des surprises. Au fil de cette visite, un parcours inédit vous propose d’aller à la rencontre des artistes mayennais dont les œuvres se trouvent dans la collection permanente.

Dimanche 28 janvier à 15h30

3,00 €


Jean-Pierre Bouvet // Exposition 14 octobre – 14 janvier


Dans le cadre de la célébration des cinquante ans du Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers, cette exposition propose une rétrospective de l’œuvre de Jean-Pierre Bouvet, peintre figuratif sensible et poète. Premier directeur des Musées de Laval, cet artiste et conservateur a joué un rôle majeur au moment de la création de l’institution.

Entrée gratuite Lire la suite


Ateliers de création plastique en famille


Pop-up, des paysages en trois dimensions ! 

L’oeuvre peinte de Jean-Pierre Bouvet vous propose un voyage dans des paysages paisibles où la nature verdoie. Inspirez-vous de l’oeuvre de Jean-Pierre Bouvet et créez votre propre paysage en trois dimensions.

 

 

Mercredi 27 décembre, de 14h à 15h30

En famille, sur réservation au 02 53 74 12 30
Gratuit
 

 

Voyage livresque

Dans l’œuvre de Jean Eve, la bibliothèque est infinie. Dans cet univers, vous découvrez un environnement livresque. Saurez-vous fabriquer votre propre carnet ? La technique de la reliure japonaise vous permettra de réaliser votre cahier d’artiste.

 

Vendredi 29 décembre, de 14h à 15h30

Vendredi 5 janvier; de 14h à 15h30

En famille, sur réservation au 02 53 74 12 30

Gratuit

 

 


Les acquisitions du musée


 

Le musée vient de s’enrichir de 2 oeuvres de François Monchâtre : « Bibliothèque HBN » et « Veuillez répondre à toutes nos questions »

Après avoir été formé dans une école des métiers d’art à Paris (section vitrail), François Monchâtre exerce divers petits métiers (marionnettiste, garçon d’ascenseur, étalagiste…) avant de se consacrer, à partir de 1959, à la peinture qu’il pratique déjà depuis plusieurs années. Ses compositions hautes en couleurs se revendiquent alors d’un Art Naïf teinté de Surréalisme.

A partir des années 70, l’artiste entreprend ce qu’il appelle sa « grande révolution » et abandonne la couleur au profit d’une peinture monochrome et du noir et blanc. C’est également à compter de cette période qu’il réalise ses premières sculptures baptisées OPNI (Objets Peints Non Identifiés).

Monchâtre tire son inspiration aussi bien de son enfance que des différents métiers qu’il a pu exercer. Des expériences de sa vie d’adulte, il fait naître des oeuvres absurdes et grinçantes dans lesquelles il met en scène ses Crétins : des personnages stéréotypés, toujours de profil, aux membre raides, aux traits durs et anguleux, portant costume et cravate. Ainsi visualise-t-il l’homme moderne, que ce soit l’employé pressé et stressé, qui passe sa vie à obéir en oubliant de rêver, ou le « petit chef », insignifiant et tyrannique.

Ingénieux constructeur, il invente depuis 1970 des machines, animées manuellement ou par un petit moteur électrique, qui ne servent à rien sinon à rêver. On retrouve dans ces objets mécanisés la fascination de Monchâtre pour l’aviation, le cinéma, l’automobile et les bibliothèques qu’il aime tant fréquenter.

En 1963, il expose chez Iris Clert où il côtoie Tinguely, Arman et César. Puis, rejoint en 1975 l’Atelier Jacob d’Alain Bourbonnais et participe à l’exposition « Les Singuliers de l’art » au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1978. Depuis, il expose très régulièrement en France et à l’étranger. Il a, entre autres, participé à, à la Outsider Art Fair de New York en 2003 et a été exposé à la Halle Saint-Pierre, Paris, en 2013.